samedi 19 octobre 2013
Les bienfaits de la prière
Zurbaran a peu représenté la tentation, les pécheurs. Il préférait l'extase et la sainteté. Pourtant dans toute la série de tableaux au monastère de la Guadeloupe ( en Espagne, pas aux Antilles) c'est la représentation des tentatrices qui frappe le plus fort. Saint Jérôme a beau les repousser, on ne voit qu'elles, belles comme des saintes. Pourquoi refuser? Le doute est permis. Qu'y a-t-il donc pour lui de plus beau? Zurbaran le montre sur une série de petits tableaux qui sont gardés ailleurs dans le monastère:
Pas aussi bien peints, beaucoup moins séduisants. Comme si la beauté faisait écran à l'extase.
(Au Monastère de la Guadelupe, province de Caceres en Espagne)
jeudi 29 août 2013
Saint Didier l'Egorgé.
Quand on lui donna le choix entre sauver ses moutons et être égorgé ou les perdre mais sauver sa vie, Saint Didier choisit la première option. Les moutons ne l'ont jamais su.
(Travail terminé ce jour.)
jeudi 27 juin 2013
Les Rois Mages
Des rois qui partent pour suivre une étoile et qui voient que les étoiles ne bougent pas. Que d'autre pour accompagner que le poème de T.S. Eliot:
The Journey Of The Magi
A cold coming we had of it,
Just the worst time of the year
For a journey, and such a long journey:
The ways deep and the weather sharp,
The very dead of winter.'
And the camels galled, sorefooted, refractory,
Lying down in the melting snow.
There were times we regretted
The summer palaces on slopes, the terraces,
And the silken girls bringing sherbet.
Then the camel men cursing and grumbling
and running away, and wanting their liquor and women,
And the night-fires going out, and the lack of shelters,
And the cities hostile and the towns unfriendly
And the villages dirty and charging high prices:
A hard time we had of it.
At the end we preferred to travel all night,
Sleeping in snatches,
With the voices singing in our ears, saying
That this was all folly.
Then at dawn we came down to a temperate valley,
Wet, below the snow line, smelling of vegetation;
With a running stream and a water-mill beating the darkness,
And three trees on the low sky,
And an old white horse galloped away in the meadow.
Then we came to a tavern with vine-leaves over the lintel,
Six hands at an open door dicing for pieces of silver,
And feet kiking the empty wine-skins.
But there was no information, and so we continued
And arriving at evening, not a moment too soon
Finding the place; it was (you might say) satisfactory.
All this was a long time ago, I remember,
And I would do it again, but set down
This set down
This: were we led all that way for
Birth or Death? There was a Birth, certainly
We had evidence and no doubt. I had seen birth and death,
But had thought they were different; this Birth was
Hard and bitter agony for us, like Death, our death.
We returned to our places, these Kingdoms,
But no longer at ease here, in the old dispensation,
With an alien people clutching their gods.
I should be glad of another death.
(Travail terminé ce jour.)
vendredi 21 juin 2013
Corps céleste
Quand le lama Itikilov mourut en 1927 il donna rendez vous à ces disciples en 1957. On déterra le corps qui était parfaitement intact. Ce n'était pas le bon moment et on remit le corps en terre. Après la chute du régime on retourna voir et le corps était toujours en parfait état. Voici le Lama Itikilov de son vivant:
Son corps est aujourd'hui objet de vénération dans son monastère.
(Travail terminé ce jour.)
mardi 4 juin 2013
Le Salut par les Oiseaux
A l'exposition sur les Philippines au Musée du Quai Branly j'ai découvert dans la première salle (de loin la plus intéressante) parmi les statues de "Divinités du Riz" cette tête coiffée d'un oiseau. Pas de photo sur le net d'où le croquis suivant:

La veille, au Musée Cluny, (ce n'est pourtant pas du tout le même univers, j'avais découvert dans des manuscrits du moyen age ces hommes, sûrement des évangélistes, qui recevaient la parole divine chacun d'un oiseau:

Voici donc comment, partout dans le monde des oiseaux descendent du ciel pour nous donner leurs secrets.
(Philippines, Archipel d'échanges, au Musée du Quai Branly jusqu'au 14 juillet.
L’art entre Flandre et Champagne. 1150-1250, jusqu'au 15 juillet 2013)

La veille, au Musée Cluny, (ce n'est pourtant pas du tout le même univers, j'avais découvert dans des manuscrits du moyen age ces hommes, sûrement des évangélistes, qui recevaient la parole divine chacun d'un oiseau:

Voici donc comment, partout dans le monde des oiseaux descendent du ciel pour nous donner leurs secrets.
(Philippines, Archipel d'échanges, au Musée du Quai Branly jusqu'au 14 juillet.
L’art entre Flandre et Champagne. 1150-1250, jusqu'au 15 juillet 2013)
lundi 3 juin 2013
L'infirme
jeudi 30 mai 2013
Jaltarang, le Glassharmonica de l'Inde

La seule fois de ma vie que j'ai pu voir cet instrument en concert, c'était en 1981, le Festival d'Automne avait programmé une série de concerts de musique carnatique que Radio France a diffusée ensuite.
Anayampatti S. Dhandapani
Anayampati Ganesham, violin
Tanjore Upendram, mridangam
H.P. Ramachar
E.M. Subrahmanyam, ghatam
Concert Chapelle de la Sorbonne, 17/10/81
Festival d'Automne
kriti, raga Gaula: pranacha djiham comp. Vadelar, aditala
kriti: anaja
kriti: banduriti kola, aditala
kriti: raga Mohani: bawanuta, aditala (perc.)
kriti: raga Karatakatugaulam
kriti: buradam, comp. Jagadokarati
http://www.mediafire.com/folder/nrd96gg16c6tp/jaltarang
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