jeudi 7 juillet 2011
Embarquement pour Cythère
Cythère, île grecque, est le lieu où naquit Aphrodite, déesse de l'amour. Antoine Watteau a fait deux tableaux: l'Embarquement pour Cythère et Le pèlerinage à Cythère. Voici le mien. Le texte que j'ai rajouté à gauche est de ma main.
Un jour
nous trouverons
la mer,
une île
où accoster
pour nous coucher.
Aujourd'hui
nous avançons.
Nous nous aimons.
Nous nous aimons
en avançant
vers notre île.
(travail terminé le 6 juillet)
Deux passerelles
Un homme traverse une passerelle pour accéder à un rocher sur lequel se trouve une petite maison. L'ermitage. A gauche un bateau. La mer n'est pas loin. Le dessin de Jaques Callot (au Musée de Quimper) est exposé actuellement au Château de Sceaux dans le cadre d'une exposition sur le Paysage Français. Exposition pas franchement réussie: un beau paysage du Lorrain (mais enfin, à l'exposition du Louvre il y en a des dizaines.) Puis de François Boucher un dessin à la sanguine avec une passerelle de bois. Pas très grand, un dessin discret (rien de mieux que ce croquis fait sur place)
Faut-il préciser que les jardins du Château de Sceaux sont somptueusement beaux ces jours-ci?
Exposition du 14 mai au 15 août 2011
Horaires : de 10h à 13h et de 14h à 17h30 (jusqu'à 18h le dimanche)
lundi 4 juillet 2011
Clown
Rainer Maria Rilke a écrit sur un tableau d'Antoine Watteau (L'indifférent) le poème suivant (en langue française):
Ô naître ardent et triste,
Mais, à la vie convoqué,
être celui qui assiste,
tendre et bien habillé,
à la multiple surprise
qui ne vous engage point,
et, bien mis, à la bien mise
sourire de très loin.
Même si mon travail est inspiré d'un autre tableau de Watteau: Pierrot (ou: Gilles, le nom traditionnel) je trouvais que ce ton, ces mots "à la vie convoqué", allaient bien.
(travail terminé le 30 juin dernier.)
jeudi 30 juin 2011
A double tour
Les bocio (ou poupées) vaudous ne sont jamais innocentes. Le plus souvent on est obligé de faire appel au pouvoir du vaudou parce qu'on est attaqué par un autre féticheur. Ainsi les bocio se battent entre elles à travers leurs victimes. Chacune possède la fétiche de l'autre. Ce n'est guère rassurant mais l'art n'est pas sensé nous rassurer.
Certains bocio à l'exposition de la Fondation Cartier possèdent un cadenas comme pour mieux enfermer l'autre, pour mieux l'attacher. (voir l'image en bas) C'est un peu comme un bracelet électronique, appareil moderne semblable aux fétiches et tout aussi redoutable mais nettement moins esthétique.
(exposition à la Fondation Cartier à Paris jusqu'au 25 septembre. Les images proviennent du guide des enfants! Si!)
Dépouillé
Voilà ce qui arrive à celui qui est trop près de ses sous. Pour qui perdre est disparaître. Jésus l'a bien dit: aucune chance d'entrer au paradis, comme le chameau qui doit passer par le trou de l'aiguille. Moralité: mieux vaut dépenser que stocker.
(travail terminé le 29 juin)
samedi 18 juin 2011
Le Malvenu
Tout part d'un verset de l'évangile de St. Matthieu: "Si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, quittez cette ville et secouez la poussière de vos pieds." (10/14) Puis vinrent ces deux poèmes:
1.
Les portes sont closes.
Les grilles fermées.
Où dois-je aller?
Dis-moi le chemin,
la route à faire,
parce que j'erre.
2.
Secoue la poussière.
Oublie l'histoire.
Cesse de t'asseoir.
Cesse de chercher
et les nuages
te précèderont.
(travail terminé ce jour)
D'autres maîtres du sitar
Dans chaque génération il y a des musiciens qui se retrouvent au premier plan, connus de tous. Puis, derrière, d'autres. Des artistes respectés, écoutés, mais dont le nom de dépasse pas le cercle restreint des élèves et amateurs locaux. Dans la musique indienne du vingtième siècle on a retenu les noms de Vilayat Khan, de Ravi Shankar et de Nikhil Banerjee. De certains de leurs élèves aussi. Les autres traditions restent confidentielles. Voici donc le programme:
Ustad Mohammed Sharif Khan Poonchwala (1928-1980), originaire, comme son nom l'indique, de la ville de Poonch dans le Kashmir pakistanais. Fils d'Abdur Rahim Khan. Il est rattaché de façon obscure à l'école d'Imdad Khan (le grand père de Vilayat Khan). Dans les enregistrements qui suivent c'est beaucoup plus l'écho des 78 tours de Imdad et Enayat Khan que l'on entend que le style du Gayaki Ang développé par Vilayat Khan. Mohammed Sharif Khan était considéré comme le plus grand joueur de sitar pakistanais de son temps. Peu d'enregistrements sont disponibles. Voici trois cassettes de concerts, éditées par Lok Virsa à Islamabad, l'organisation qui a tant fait pour préserver les grands noms de la musique classique au Pakistan. Le programme:
IT 0015: ragas Shyam Kalyan et Hansadwani
IT 0017: ragas Jaijaiwanti et Nur Gara
IT 0019: ragas Basant Bahar, Bhairavi et Khamaj
http://www.mediafire.com/?38t21kzn8379u
Le sitariste Pandit Giriraj vient de mourir. Il avait une certaine notoriété dans les années 8O sans jamais vraiment percer. Il apprit, selon sa biographie, le sitar auprès de Vilayat Khan et, chose rare, il ne devint pas un clone de son maître. Il développa un style bien à lui: une virtuosité assumée, une musicalité patente et surtout, un besoin impétueux de faire de la musique. Une cassette Magnasound C4HIOO722 de 1989 avec les ragas Lalit, Khamaj et Pilu:
http://www.mediafire.com/?z8qbhw28bgxvt
Ustad Nasiruddin est un sitariste pakistanais dont je ne sais rien. Internet ne donne aucun renseignement non plus. Cette cassette Lok Virsa (IT 0013) a été enregistrée à Islamabad et publiée en 1985. Les ragas sont Yaman et Kafi.
http://www.mediafire.com/?gn6iltor9n4c0
Pandit Balaram Pathak fut un des sitaristes sous estimés de sa génération. Il est venu en France un peu sur le tard en 1986 pour quelques concerts (dont un à Radio France) et pour enregistrer un disque pour Ocora. C'est lors des enregistrements de ce disque que j'ai pris cette photo. L'enregistrement qui suit contient le raag Darbari au surbahar, fait en Inde dans les années 60.
http://www.mediafire.com/?lazspyflshhxa
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