vendredi 19 octobre 2018

Konarak




Konarak

Deux voitures, l'une après l'autre,
montent la colline.
Les gens s'écartent.
Un homme me regarde.
Me voici dans la voiture.
Laquelle?

Les roues tournent.
Elles sont en pierre
mais elles tournent.
C'est pour toucher la roue
que j'ai fait ce chemin.

Nous prenons un raccourci
pour aller plus vite.
Pour aller où?
Qu'importe!
La roue est en pierre,
voilà le message.

(Série 2: Pèlerinages, N° 1 Konarak (Odessi)

(Travail terminé septembre 2018)

1 commentaire:

Bhowani a dit…

J'étais à Konarak en 1978, j'avais 20 ans. J'y suis allé depuis Puri, à pied. 3 jours. Pourtant c'est pas loin. Je n'oublierai jamais ce chemin. Pas la route de Damas, certes, mais des rencontres tout aussi extraordinaires. Et le temple, magnifique, lustré par la pluie de mousson,.....
Navré de casser l'ambiance, mais 41 ans après, j'y suis retourné avec ma fille.
patatras! Route goudronnée en place d'une route quasi de terre, parking bondé de bus et d'autres sortes de véhicules. Allée pavée bordée de boutiques menant au temple. Entrées payantes, l'une pour les indiens, l'autres pour les mlecchas. Pour ces derniers, c'est tarif double ou triple, plutôt triple.

Bosmart, les roues ne tournent plus et le temple n'est plus une porte magique....

Ne jamais revenir sur les traces de son passé.