dimanche 28 août 2011

Voix nouvelle


Pour accompagner cette œuvre abscons (désolé), un poème, dizain, non moins obscur de Maurice Scève. Un effort, c'est les vacances!

Toutes les fois qu'en mon entendement
Ton nom divin par la mémoire passe,
L'esprit, ravi d'un si doux sentement,
En autre vie et plus douce trépasse;
Alors le Cœur, qui un tel bien compasse,
Laisse le Corps prêt à être enchâssé,
Et si bien a vers l’Âme pourchassé
Que de soi-même et du corps il s'étrange.
Ainsi celui est des siens déchassé
A qui fortune ou heur ou état change.


(poème extrait de "Délie de Maurice Scève. Le panneau intitulé "Ventriloque" terminé le 20 août)

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